Le pauvre paysan partait le matin de bonne heure, avec son mulet ou son cheval, s'il était plus riche. Dans son carnier toujours à ses côtés il y avait à peut près cela, et surtout le pain ,
aliment de base Mais point de saucisse à griller, encore moins de
côtelette, quelquefois un bonne tranche de lard salée, mais le plus souvent, des amandes , figues, du raisins, l'indispensable oignon, des cardes froides, des tchis. Cela dépendait des
saisons.Vers midi (le soleil donnait l'heure) il s'arrêtait de labourer, rentrait le mulet dans ce petit cabanon (si petit que vous vous demandez à
quoi celà servait-il) à une seule pièce que vous avez vu sans doute en parcourant la Provence, donnait à manger à la bête, puis il faisait un frugal repas, donnait un peu à boire au mulet, et tous
deux faisaient la sieste, le paysan à l'ombre sous l'incontournable mûrier, et le mulet dans son cabanon. Lorsque le soleil était supportable le paysan continuait sa besogne, puis avant la nuit il rentrait, toujours en marchant à coté de son
mulet. Combien de kilomètres faisait-il ? Beaucoup, lorsque vous addititionnez le trajet , plus les longues rangées de vignes à parcourir 5 fois selon le type de
charrue. En rentrant il donnait les soins à sa bête (on appelle ça "gouverner" en provence), se débarbouillait sommairement, point de salle d'eau à l'époque,
puis mangeait le frico que Marthe ou Fine comme vous voulez, lui avait préparé. Le lendemain matin à 4 heures il donnait à manger à son mulet puis une heure et demie après il le faisait boire, et cela tous les matins de l'année.
Point de clef pour le tracteur.
Croyez vous qu'il avait envie de soulevez de la fonte dans les salles de musculation ? Le docteur ne lui disait pas, vous devriez un peu faire d'exercice?
Alors vous signez pour un retour à cette vie ! bien sûr les aliments étaient plus naturels, l'air plus pur, les gens moins pressés, mais lorsque la
roue de la charette vous passait sur la jambe vous restiez estropié toute la vie si la gangrène ne vous tuait pas avant, sans compter les autres duretés de la vie de tous les
jours.
Bonjour JUPITER<br />
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Dans ma tendre jeunesse j’ai connu un ancien agriculteur qui vivait comme tu le racontes dans ton blog.Toutes les années après sa vendange, il faisait son vin avec sa femme et les pichons, Outillaient d\\\'un vieux fouloir a manivelle et un pressoir a cliquet ,tout cela sur le trottoir de la grand rue a Draguignan. <br />
Hélas ! Comme le temps passe.<br />
Vive les bons et meilleurs souvenirs
Un très joli article! je l'aime beaucoup. Et ça me replonge un peu dans l'univers de Giono.Par les temps qui courent, on verrait bien TA fontaine dans l'en-tête, pour se rafraîchir en arrivant :lol: D'ailleurs je viens d'aller la revoir tellement elle me plait.Pour revenir à une chose qu tu disais: pour mon blogue cuisine, je pense ne pas avoir trop à me plaindre; il est encore très récent (créé le 9 juillet) je suis déjà à 64 et hier jene le trouvais pas dans l'annuaire gastronomie parce que je ne pensais pas à regarder dans la première page.Comme on dit, il faut laisser le temps au temps. maintenant qu'il y a un peu plus de choses dedans jevais faire un peu plus d'efforts pour le faire connaître. mais je dois aussi faire les documents des recettes en anglais et en japonais, c'est pas gagné!!!A+
Bravo mimi, je vois , je vois, en quelques jours tu vas me dépasser et c'est normal, les efforts sont toujours récompensés.Mon BR plafonne au environ des 60, mon maxi est 68; mais avec mon design digne de la guerre froide il faut pas s'étonner, j'y comprends rien au css et c'est pas grave.Au moins c'est clair et concis , droit au but et agréable à l'oeil, chez toi et en plus tu maîtrise plusieurs langues qui me semblent t'occupent bien.Tu penses que ma fontaine serait bien dans l'entête ?En ce moment de canicule oui, mais je voulais représenter la réalité de mon département , sec , sec,Je voudrait bien faire une gallerie photos, car j'en ai de pas mal, mais la technique et moi!Gros bisous et bon BR
La paca / le monde .frpasse chez OB que diable.Et le maréchal ferrant devant la poste, les chevaux qui descendaient boire tout seul sur le cours, et la ventarelle, tu te rends compte de ce que le bonhomme d'entrecasteaux aurait à raconter.Des histoires perdues.Misère
dans la vie d'antan, il y a les bons côtés que l'on regette mais ils allaient avec d'autres bien plus durs, que moi, je ne voudrais pas revivre: monter à pied en hiver jusqu'aux vignes à tailler sous le Mistral, binerà la main , courbé en deux, e n Juin, les melons, ramasser en plein été à la main les patates.....<br />
certes il n'y avait pas besoin de musculation, mais le soir il était plus facile de rester plié en deux que de se redresser.. :-(